Lundi 10 octobre 2022
Bilal et Imrane auraient bien aimé pouvoir frapper à une fenêtre ou à la porte de la Maison des Jeunes de la Qasba de Mehdya en étant certains d’y être bien reçus. Et qu’on leur y propose des activités réellement passionnantes. Hélas, les prestations de cet établissement, qui tiennent principalement aux activités organisées par les associations qui y sont domiciliées, relèvent du degré zéro de l’animation et des activités d’encadrement culturel et artistique.
Heureusement, il y a l’Oliveraie, une école d’un genre très particulier qui a ouvert notamment un atelier de création littéraire qui a très vite séduit les enfants du quartier. Car l’Oliveraie est une école certes, qui dispense en premier lieu des cours de mise à niveau en langue française, mais c’est surtout un atelier dont les élèves considérés comme des apprentis sont initiés à la pratique créative de cette langue.
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Le meilleur moyen d’apprendre une langue étant de la pratiquer, quoi de plus efficace à cet égard que d’inciter les apprenants à s’en servir pour raconter leurs propres histoires, qu’elles soient inspirées par leur vie quotidienne ou qu’elles soient le fruit de leur imagination ?
Pourtant, on aurait du mal à reconnaître Mohammed, Youssef et Imrane parmi les groupes d’enfants livrés à eux-mêmes dans les rue de la Qasba de Mehdya.
De même, il serait difficile, à en juger d’après leurs pires comportements, de les imaginer capables d’un tel enthousiasme pour des activités intellectuelles et artistiques, aussi créatives que récréatives.
Et pourtant, ce sont ces mêmes enfants, mal éduqués voire pourris d’indulgence et de permissivité, plus sensibles à la crainte qu’à la honte, livrés à eux-mêmes dans « leurs » rues avec le sentiment qu’ils en sont les maîtres absolus, ce qui leur donne le droit selon eux d’y imposer leurs nuisances, à commencer par le fait de transformer l’espace public en un terrain de football illimité…
Le problème étant que généralement, l’alternative à l’inscription d’un enfant dans un club ou une association de football est de l’inscrire dans une salle d’arts martiaux, où la pratique des sports de combat n’a d’artistique que la dénomination : ici l’idéal étant celui des combats de MMA, entretenu par l’addiction au jeu vidéo de combat armé « Free Fire ».
Autant de facteurs d’aggravation du climat de violence qui caractérise les amusements de ces enfants et leur mentalité qui relève trop souvent de la prédélinquance juvénile.
Rien d’étonnant, en conséquence, à ce que dans la plupart des écoles primaires de la Qasba, qu’elles soient publiques ou privées et parfois même dans les crèches, les enseignants se sont habitués à faire régner la discipline et imposer le respect à coups de "tiyyou", autrement dit de tuyau en plastique...
















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