Hayat C. n’est pas encore maman. Mais cela fait longtemps qu’elle en exerce la fonction éducative. C’est auprès de ses nièces et de son neveu, filles et fils de sa sœur et de sa cousine, qu’elle a été amenée à assister maternellement ces dernières, contraintes de travailler afin de subvenir aux besoins de leur foyer.
C’est donc avec beaucoup d‘intérêt et non moins de soulagement que Hayat a découvert qu’elle pouvait bénéficier des prestations de l’Atelier d’action culturelle et sociale AtACS, une structure informelle de conseil et d‘assistance en matière de soutien scolaire, d’animation culturelle et d’action sociale. Avec à la clé, des solutions concrètes complétées par des formations pratiques le cas échéant.
Par exemple, comment faire pour occuper joyeusement de tout jeunes enfants à la maison, lorsqu’il n’y a pas de jouets disponibles ni les moyens d’en acheter et que l’on veut éviter de laisser ses enfants s’addicter aux écrans de télévision ou de téléphone ?
Dans l’esprit de ces jeux d’enfants improvisés à partir de rien, l’AtACS a proposé à Hayat le jeu de la Grenouille sauteuse, confectionnée selon la technique de l’origami, l’art sino-japonais de pliage artistique décoratif et pratique du papier.
Petite histoire de l'Origami - l'Avant Seine / Théâtre de Colombes (lavant-seine.com)
À partir de cette grenouille, plusieurs scénarios et niveaux de jeu sont imaginables.
Tout d’abord, le jeu consistant à faire bondir la grenouille le plus haut et le plus loin possible sans qu’elle ne retombe sur le dos, ce qui risquerait de la tuer…
Mais il suffit d’ajouter un autre élément, une rose par exemple,
Au niveau suivant, le scénario s’enrichit de trois autres éléments : un lapin, un renard et un requin disposés entre la grenouille et la rose.
Et le jeu consiste alors pour la grenouille à atterrir sur la rose après en avoir éliminé les trois gardiens en leur sautant dessus. Sachant qu’il faut impérativement réussir la série de trois sauts sur les gardiens avant de pouvoir bondir sur la rose…
Quant à Hayat, très adroite de ses mains pour avoir longtemps été ouvrière avant de devenir cuisinière et pâtissière, elle a mis la main à la pâte et réalisé elle-même les figurines de papier et leur plateau de jeu...
En souhaitant une très joyeuse fête de l'Aïd el Fitr à Fatéma-Zahra, Ritaj et Youssef, que Hayat rendra sans doute très heureux de ce cadeau aussi passionnant que merveilleux !
Mardi 26 avril
Au programme
de la journée : initiation à l’art du conte et aux techniques de narration
et de rédaction.
Hayat commence par découvrir les rouages de l’atelier d’imagination créative littéraire conçu par l’AtACS, en particulier le concept de « La Famille des Jouets abandonnés ». Concrètement, il s’agit d’un ensemble de jouets, figurines, objets et accessoires divers et auxquels l’imagination des enfants donne une nouvelle vie dans le cadre d’aventures extraordinaires.
Notamment, les élèves
de la classe de soutien scolaire de Mme el Meskini, qui perfectionnent leur
apprentissage pratique du français grâce à cette activité.
L’histoire
imaginée par les élèves est celle d’un cultivateur d’ananas en butte à un
oiseau vorace qui revient sans cesse dévorer sa récolte. Excédé, le paysan fera
appel à un chasseur spécialisé qui tentera d’en profiter pour accroitre sa
notoriété.
Travail à
faire : concevoir et rédiger le texte des sept séquences de cette histoire
dans les trois langues populaires marocaines : l’arabe marocain, le
tachelhit et le français.
Pour sa
part, Hayat, dont le tachelhit est la langue maternelle, s’occupera de la
rédaction dans cette langue, et apportera sa contribution à la mise au point du
texte en arabe marocain.
Il était une fois, au pays des jouets extraordinaires, un fermier qui cultivait des ananas dont il était très fier!
Pour son malheur, ce cultivateur subissait la rapacité d’un oiseau sauvagement affamé, qui s’acharnait à détruire tous les ananas qu’il ne pouvait pas dévorer.
Comme il n’était pas du genre à se résigner, le fermier décida de mettre fin aux méfaits du volatile en faisant appel au plus chevronné des chasseurs de la région.
Mais le chasseur ne se contenta pas de faire son métier et voulut en faire profiter sa notoriété. Il demanda donc à son ami journaliste de le filmer pendant qu’il capturerait l’oiseau et de diffuser le reportage à la télévision.
Tout se passa comme prévu jusqu’au moment où l’oiseau pris au lasso du chasseur aperçut la caméra du reporter, ce qui l’humilia encore davantage et le rendit fou de rage.
D‘un coup de patte, l’oiseau envoya bouler le chasseur et à coups de bec se mit à punir le reporter !
Copieusement pincé, griffé et battu, le traître de journaliste regretta amèrement, en s’enfuyant, d’être devenu journaliste plutôt que courtier d’affaires, comme son père…






















Intéressant
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