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samedi 29 janvier 2022

LES USA DE JOE BIDEN : LA DéMOCRATIE PAR LES NULS

 








Ceux qui croient encore en la démocratie en vigueur aux États-Unis d‘Amérique devraient s’abstenir de voir comment le président J. Biden y traite les journalistes. Sans la moindre considération pour ce que le quatrième pouvoir a de symbolique voire de mythologique dans la culture politique de ses concitoyens… Qui viennent pour certains d’entre eux de fêter la date-anniversaire du 6 janvier 2021, en solidarité avec ceux qui avaient pris d’assaut le Capitole, révoltés par la défaite de D. Trump aux élections présidentielles.

 En dépit de ce cuisant désaveu populaire et de la suspicion de légitimité qu’il fait peser sur la présidence Biden, Washington continue à persuader le monde entier des vertus de son modèle démocratique de gouvernance tout en s’efforçant de perpétuer sa domination globale.

 C’est ainsi que sous couvert de promouvoir la démocratie dans les parties du monde jugées « non démocratiques », l’administration Biden tenait les 9 et 10 décembre 2021 un « Sommet pour la démocratie » réunissant virtuellement près de 110 dirigeants de pays acquis engagés « à faire face aux menaces pesant sur [leurs] valeurs communes ». En renforts desquels figuraient inévitablement toutes ces méga entreprises qui pèsent désormais plus lourd que les états, telles que Google, Facebook, Twitter ou Apple.


https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20211209-joe-biden-r%C3%A9unit-une-centaine-de-pays-pour-son-sommet-pour-la-d%C3%A9mocratie

Bien entendu, selon une telle logique, il était hors de question pour l’administration Biden d’inviter les  puissances que sont la Russie et la Chine, ainsi que l’Iran et la République Démocratique Populaire de Corée, désignés comme ceux qui menacent la démocratie du fait de leurs "tendances autoritaires".

Un casting tellement sévère qu’il en devient incohérent et contreproductif. La Turquie par exemple, pourtant membre de l’OTAN, n’a pas eu droit à son invitation, ce qui constitue de toute évidence un message de soutien à l’opposition au régime d’Erdogan dans la perspective des prochaines élections. Même tarif pour le Maroc, auquel l’administration Biden reproche complaisamment d’entraver la liberté des journalistes et la libre parole, en dépit de tout ce que Washington garantit à Rabat de soutien stratégique…


Les observateurs en ont conclu que ce sommet s’était soldé par un échec dans la mesure où Joe Biden s’est avéré incapable de former une coalition d’États sous contrôle, contre Pékin et Moscou. Le président américain devra donc trouver autre chose pour camoufler aux couleurs de la démocratie la stratégie de domination mondiale des USA, qui semble faire feu de tout bois pour maintenir ses positions. Au constat par exemple de l’acharnement de Washington à entretenir la désinformation au sujet de l’Ukraine et d’une attaque « possible » de la Russie contre ce pays, ce qui avait abouti à l’ évacuation des membres des familles des diplomates américains à Kiev.



1 commentaire:

  1. D'aucuns pourraient penser que la présidentielle américaine controversée de 2021 avait, entre autres choses, pour but d'installer á la maison blanche un Président enclin á mener sur commande une politique étrangére belliqueuse. Son prédecesseur avait pour sa part une autre facon d'appréhender le concept du 'Make America great again'. On en arriverait presque á le regretter. Ce monde á grand besoin de sagesse et elle ne nous vient pas pour le moment du coté des donneurs de bon points á l'international. Croisons les doigts pour qu'elle nous parvienne d'ailleurs!

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