Rechercher dans ce blog

vendredi 20 mai 2022

NABYL AYOUCH, LE CINÉMA MAROCAIN ET NOUS…

 

Aflamin, une nouvelle plateforme de streaming 100% marocaine, voit le jour | Aujourd'hui le Maroc (aujourdhui.ma)

 

Les bonne vieilles salles de cinéma d’autrefois sont mortes, vive le home cinema, les écrans incurvés et le très haut débit !


Au Maroc, depuis quelques mois, les cinéphiles et les amateurs de bons films à regarder en famille sont comblés ! « Aflamin », une plate-forme de films en streaming « 100% marocaine » a entrepris de bousculer Netflix et compagnie sur ce créneau !


Il faut en remercier le « good fellow » Nabyl Ayouch, du nom de la start-up fondatrice de ce cinéma en self service, qui rend ainsi un immense service au cinéma marocain et au 7e Art en général.


Si seulement N. Ayouch pouvait désormais se consacrer entièrement à pérenniser cette entreprise et surtout s’abstenir de prétendre être cinéaste lui-même ! Cela nous éviterait d’autres tartines de militantisme social et politique et de promotion de cet idéalisme libéral-libertaire dont il semble avoir fait son cheval de bataille et qui lui a trop souvent valu d’être celui par qui le scandale arrive…


À l’image de son dernier film « Haut et fort », disponible évidemment sur Aflamin, qui illustre bien l’ingénierie sociale de ce cinéma-là. À en juger du moins par l’affiche, avec ces deux jeunes filles caricaturales à souhait de ce à quoi est censée ressembler la jeunesse libérée : « FUCK LIFE » sur le T-shirt de l’une, casquette à l’envers et gestuelle assortie pour l’autre.




Tout ça pour nous inciter à nous passionner pour l’histoire d’ « Anas, ancien rappeur, [qui] est engagé dans un centre culturel d’un quartier populaire de Casablanca, [où] encouragés par leur nouveau professeur, les jeunes vont tenter de se libérer du poids de certaines traditions pour vivre leur passion et s’exprimer à travers la culture hip-hop ».


Se libérer du poids de certaines traditions ? La tradition a pourtant foncièrement du bon. La culture hip-hop ? Elle repose en effet sur la mise au dernier goût du jour « des traditions populaires de la littérature orale, dépositaires des langages et cultures originelles », en l’occurrence négro-africaine.

« Le mouvement hip-hop », Hélène Taddei-Lawson dans Insistance 2005/1 (no 1), pages 187 à 193 

Le mouvement hip-hop | Cairn.info

 

Dans quelle séquence de « Haut et Fort » le nouveau professeur de ce centre culturel populaire de fiction s’emploie-t-il donc à donner un cours d’histoire des civilisations à ses élèves, pour les aider à dépasser les stéréotypes les plus superficiels et stupides de la culture hip-hop ?


Il n’en coûtera que 20 DH pour le savoir…


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

ZELENSKY FAIT DU ZÈLE : JUSQU’AU DERNIER HUMAIN ?

  Au constat de la diminution de l'intérêt de la communauté internationale pour le conflit ukrainien, les dirigeants de Kiev cherchent à...