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dimanche 21 novembre 2021

EDOGAN ET L'AFRIQUE NEOTTOMANE

 



Une dizaine de jours après la tenue de la conférence de Paris consacrée à la Libye,

Libye: la communauté internationale insiste sur le besoin d'élections «crédibles» (rfi.fr)

le président de la Turquie Redjep Tajip Erdogan continue à considérer l'Afrique comme une zone d'influence de l'empire néo-ottoman qu’il s’emploie à ressusciter.

La Turquie défend son action militaire en Libye après la conférence de Paris (rfi.fr)

 C’est ce qui explique ses visites du 17 au 20 octobre en Angola, au Togo et au Nigeria.

https://www.dailysabah.com/opinion/columns/erdogan-in-africa-turkish-diplomacys-multipolar-path

Pour parvenir à ses fins, la Turquie fait feu de tout bois : moyens religieux, économiques, politiques et militaires. Ce à quoi s’ajoutent les organisations gouvernementales telles que l'agence Turque de la coopération et la coordination (TIKA), la compagnie aérienne Turkish Airlines, l'Institut Junousa Emre et le fonds Turc Maarif. Sans compter bien entendu les attachés militaires turcs en service dans 19 pays d'Afrique.

<https://parstoday.com/en/news/west_asia-i157874-turkey_refuses_macron%E2%80%99s_call_for_troops_withdrawal_from_libya>


C’est dans cette perspective qu’il faut percevoir la présence turque en Libye comme un  point d'appui principal, permettant d'augmenter la présence militaire néottomane sur continent africain. Raison pour laquelle Ankara n'a visiblement pas l'intention de réduire  présence militaire et mercenaire.  Avec depuis le début de novembre le remplacement des combattants syriens en Libye.

 

Du fait de sa présence militaire, Ankara continuera donc  soutenir le gouvernement actuel sous la conduite du premier-ministre Abd al-Khamid Dbayiba. Et fait mine de s’indigner de l’insistance sur la question du retrait des troupes étrangères de Libye, par l’annonce le 13 novembre par l'attaché de presse du président Ibragim Kalyn dans un interview à l'agence AFP.

 

La demande du représentant de M. Erdogan a été la réponse à l'appel international pour l'évacuation urgente des forces étrangères et des mercenaires de Libye, avec en tête de file le président français Emmanuel Macron qui lors de la conférence de Paris a souligné la nécessité de cette étape, arguant que la présence des contingents armés étrangers menace la stabilité de l'État.

 

https://www.voanews.com/a/world-leaders-bolster-troubled-libya-ahead-of-key-election/6310493.html

... à suivre !

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