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samedi 29 août 2020

AU-DELÀ DE CETTE LIMITE, VOTRE ÉCOLE N’EST PLUS VALABLE



 Vendredi 28 août 2020, Qasba de Mehdiya


Cette dame, mère de deux enfants scolarisés, a très mal réagi à la décharge de responsabilité, que l’administration scolaire impose aux parents qui préfèreraient envoyer leurs enfants à l’école. Pour elle, c’est net, les parents qui ne souhaitent pas que leurs enfants étudient à domicile, tellement cela est inefficace, n’ont d’autre choix que d’envoyer leurs enfants « à la mort »…

On plaidera sans peine l'indulgence pour cette maman, coupable malgré elle d'alimenter l'angoisse de la population. Sachant que le véritable problème est posé par l'insuffisance de l'infrastructure de santé publique et le fait que les citoyens marocains ont laissé le virus de la corruption y répandre sa contagion, sans compter la part trop belle faite à la médecine privée pour ne pas dire commerciales et industrielle.

Car si les établissements publics d'enseignement avaient les moyens de dépister méthodiquement et si les hôpitaux avaient les moyens de soigner efficacement le plus grand nombre de patients, personne ne craindrait autant pour ses enfants de les envoyer à l'école, au lycée ou à l'université...

 

À suivre !

lundi 17 août 2020

AFRIQUE, MAGHREB, ORIENT : L’EMPIRE OTTOMAN SELON ERDOGAN

 

https://asset.lemde.fr/prd-blogs/2020/06/0b3fdb83-img_3127.jpeg




Ces dernières semaines, la stratégie agressive de la Turquie lui a permis de marquer des points en Libye et en Méditerranée, consolidant son statut de puissance régionale. Sachant que d'après les observateurs et analystes avertis, ces succès internationaux visent avant tout à renforcer le pouvoir du président Erdogan dans une situation interne très fragile.

https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Derriere-lactivisme-turc-volonte-dErdogan-durer-2020-06-23-1201101436


La Turquie ne va pas limiter ses ambitions en Afrique du Nord au territoire de la Libye. Pour cela, Ankara et le soi-disant gouvernement d'accord national (GNA), qu'il soutient, accumulent des forces près de la ville de Syrte et de la base aérienne de l'armée libyenne Al-Jufra.

https://al-ain.com/article/erdogan-south-africa-black-agenda


Ankara continue de reconstituer activement les rangs des formations armées illégales du «gouvernement» de Fayez Sarraj, en transférant de plus en plus de mercenaires syriens d'Idlib. De plus, nombre d’entre eux sont membres de l’État islamique et d’organisations terroristes d’Al-Qaïda et d’autres groupes islamistes radicaux.

Outre les djihadistes syriens, les autorités turques envoient des milliers de combattants d'autres nationalités sur le territoire libyen, recrutés par Ankara pour faire avancer leurs intérêts en Afrique du Nord. Le nombre total de tous les mercenaires du PNS est actuellement inconnu, mais ce chiffre dépasse 20 mille personnes.

https://atalayar.com/fr/content/tarhuna-base-des-mercenaires-en-libye


Pour la plupart, ce sont les mêmes terroristes mercenaires qui sont arrivés de Syrie via le territoire turc. Les militants sont bien armés, et ils sont dirigés par des interventionnistes de Turquie arrivés dans ce pays d'Afrique du Nord pour réaliser les ambitions de Recep Tayyip Erdogan dans cette région.

La Turquie entend de toute évidence poursuivre son expansion en Afrique du Nord par le moyen de combattants syriens et des partisans de Fayez Sarraj. Tout cela menace d’aggraver sérieusement la situation non seulement en Libye, mais probablement au-delà de ses frontières.

https://information.tv5monde.com/info/en-turquie-le-projet-neo-ottoman-du-president-erdogan-veut-il-effacer-l-heritage-d-ataturk 

https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2020/07/19/jusquou-ira-lislamo-nationalisme-derdogan/

dimanche 16 août 2020

LA HAINE EN PRISON



3 février 1986. L’humoriste français Pierre Desproges (1939-1988) se fait à nouveau remarquer –et applaudir- pour son « mauvais esprit » en présentant sur France Inter sa « Chronique de la haine ordinaire », cinq minutes avant le journal de 19h. Au nom de la liberté de rire de tout voire avec n’importe qui, le regretté Desproges déclamait sa détestation de tout et de n’importe quoi, des jeunes par exemple :

https://www.youtube.com/watch?v=_ABEJX_AAU0


De la détestation à la haine, il n’y a qu’un pas… à en croire les politiciens actuels qui se précipitent, toutes tendances idéologiques confondues, pour dénoncer la « haine » véhiculée sur les cyber réseaux sociaux.

Vous détestez par exemple les coiffeurs au point de les haïr, vu qu’il ne sert à rien de détester à moitié ? Et surtout au point d’aller le crier sur les toits de la toile ? Une députée française, une certaine Laetitia Avia, a tenté au mois de juin dernier de faire voter une loi destinée à « lutter  contre les contenus haineux sur Internet ».

 Vous ne détestez pas vous-mêmes les coiffeurs (ou Mylène Farmer, ou le Rap, etc.) mais vous avez relayé sur le net une proclamation, faite par quelqu’un d’autre, de leur détestation ? Cette loi aurait eu tôt fait de vous réprimer, vous aussi, quelle qu’ait pu être votre motivation. Ou encore, vous êtes tellement pro-palestinien que vous en arrivez à détester, toujours aussi haineusement, l’état d’Israël ? Vous voilà ciblé tout autant par ce genre de loi contre les stigmatisations haineuses.

 Quand bien même vous ne feriez que plaisanter ? L’humoriste français Dieudonné M’bala M’bala est là pour le confirmer, lui qui pour avoir osé plaisanter sur la détestation (implicitement haineuse) vouée par les Palestiniens aux colons Israéliens, s’est vu poursuivi par la haine détestable des associations communautaires judéo-israélo-sionistes, au point qu’il lui est presque devenu impossible de continuer à exercer son métier de « troubadour de la farce et du bon mot »…

https://www.youtube.com/watch?v=D5wokr2DUyk

https://www.youtube.com/watch?v=8S8h31UuPeY

Et au point qu’aidé par son camarade Alain Soral, il avait entrepris de faire front contre la haine, véritable celle-là, des partisans de la vilenie pourtant indéfendable de l’état israélien.

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Loi-contre-la-haine-sur-Internet-Laetitia-Avia-insulte-les-internautes-55403.html

 

Heureusement, on peut toujours compter sur les humoristes, les clowns et les bouffons (les vrais) pour défendre mieux que quiconque la liberté d’expression et leur liberté de commettre des bouffonneries, aussi irrévérencieuses puissent-elle sonner aux oreilles des concernés.

Merci donc à Rowan Atkinson, qui n’a eu cure de passer pour le « mean mister bean » en se joignant récemment à une mobilisation d'artistes face à un projet de loi controversé contre "la haine" porté par le ministre écossais de la Justice, Humza Yusaf.

https://www.marianne.net/societe/mr-bean-s-eleve-pour-defendre-la-liberte-d-expression-en-ecosse

https://francais.rt.com/international/77837-ecosse-craignant-pour-liberte-d-expression-acteur-mr-bean-s-oppose-projet-loi-contre-haine


Avec une telle loi , plus moyen de raconter et encore moins par écrit sur internet ces blagues qui mettent en scène plusieurs personnages de nationalités différentes de façon à se moquer des travers folkloriques de chacune d’entre elles…

Le ministre écossais de la Justice serait donc bien inspiré de se passer l’intégrale des œuvres comiques de Rowan Atkinson afin de décoincer son sens de l’humour, sans oublier de méditer sur la symbolique de ses nom et prénom: Youssef-Joseph qui pardonna à ses frères de l'avoir jeté dans un puits et Hamza dont le prophète Mohammed (P&S) pardonna à une femme qui par furie vengeresse lui avait dévoré le foie... La preuve que la haine ne se combat que par l'amour d'une part, que l'Islam n'est foncièrement pas une religion de haine d'autre part, et que de toute façon, on ne peut pas mettre la haine en prison.

 


samedi 15 août 2020

MORT ET VIF


Il était un arbre

On n’en finirait pas de comparer le Maroc à un arbre, depuis que le roi Hassan II avait dépeint l’Afrique comme ses racines et l’Europe comme son feuillage… https://www.libe.ma/Feuilles-en-Europe-racines-africaines_a106237.html Sauf que la réalité dépasse parfois l’allégorie. C’est le cas de cet arbre vénérable, qui s’élève de toute sa splendeur végétale au centre de la place Moulay Ismaïl, sur l’esplanade de la Qasba de Mehdia, dans la banlieue côtière de Kénitra. Et qui a fait dire à l’un des familiers du lieu, un de ceux qui viennent chaque soir se rafraichir de la forte chaleur de l’été et décompresser un brin du stress de l’état d’urgence sanitaire, que cet arbre moitié mort, moitié vivant donnait une très juste représentation du Maroc, pour moitié vivant et pour moitié mort.

Mort, le Maroc dont les enfants respectaient leurs parents, mort également celui où la grâce de Dieu habitait tous les cœurs, mort tout autant le Maroc où les gens étaient sensibles à la honte plutôt qu’à la crainte, mort enfin ce Maroc où personne n’aurait trouvé légitime de maudire sa marocanité.

C’est ainsi que tout autour de cet arbre si ressemblant, parmi la foule des femmes, des hommes, des jeunes adultes et des enfants, on pouvait compter nombre de Marocains morts-vivants…


L’ami fantôme

L’homme qui attire ainsi l’attention sur la curiosité du monument végétal de la place Moulay Ismaïl s’appelait Noureddine car il est mort quelques temps après ce soir-là. Il avait eu le malheur de croiser le chemin de deux émigrés sub-sahariens qui à la suite d’une dispute en affaires l’avaient battu à mort.

Mais comme, si puissante soit-elle, la mort n’a jamais vraiment raison des braves gens, c’est comme si Noureddine était toujours vivant…

Et ses paroles résonnent depuis comme le testament d’un vivant-mort parmi les morts-vivants.


Maudits soient les maudisseurs

Leur colère est si grande qu’ils se lèvent chaque matin en maudissant le temps. Cela tient parfois à peu de chose, par exemple pour certains enfants, le fait que leurs parents refusent radicalement de leur acheter tel jouet ou tel vêtement… Tandis que pour certains adultes, l’idée que leur pays ne fait rien pour eux, en dépit de toutes les évidences du contraire, suffit à justifier leur état d’âme.

Sachant que dans la plupart des cas, l’extrême mauvaise humeur des uns et des autres est complaisamment mise en scène dans un paroxysme de détestation qui atteint forcément à l’imprécation et à la malédiction. À partir de là, la pente ne peut qu’être fatale, hélas.

C’est ainsi qu’entre ceux qui jouissent sans retenue du plaisir vicieux de maudire leur pays et ceux qui leur tendent des oreilles complaisantes, une population inquiétante s’agrège petit à petit…

Or, que sont tous ceux qui sont morts pour leur pays mais pas encore vivants pour leur future nouvelle patrie de « candidats à l’émigration clandestine » ? Réponse sans appel de l’ami Nourredine : des espèces de morts-vivants.

 

 ...à suivre!

ZELENSKY FAIT DU ZÈLE : JUSQU’AU DERNIER HUMAIN ?

  Au constat de la diminution de l'intérêt de la communauté internationale pour le conflit ukrainien, les dirigeants de Kiev cherchent à...