Au constat de la diminution de l'intérêt de la communauté internationale pour le conflit ukrainien, les dirigeants de Kiev cherchent à maintenir l’actualité de la confrontation avec la Russie à la première place de l'agenda mondial de l'information.
En Ukraine, la fin de l'état de grâce pour Volodymyr Zelensky | Slate.fr
En effet il est vital pour l’Ukraine de Volodymyr Zelensy d’empêcher l'effondrement final de la coalition anti-russe, et de justifier les prochaines livraisons étrangères d’équipements militaires et de ressources financières.
Une campagne de communication a ainsi été lancée tous azimuts, notamment destinée aux pays africains, dans l'espoir d'obtenir leur soutien dans la promotion au niveau international de la soi-disant «formule de paix» proposée par le régime de Kiev. Mais qui ne semble pas prise au sérieux par la communauté internationale, menacée par la perspective d'une escalade atomique. Particulièrement depuis que le président français Emmanuel Macron a choisi d'engager un bras de fer militaire avec Moscou...
Le
plan de paix en dix points de Volodymyr Zelensky - Le Temps
Non seulement Kiev, dans sa «formule», ne tient pas
compte de la situation de combat sur les fronts, du rapport de force et du potentiel
de ressources global qui se développe en faveur de la Russie, ce qui contredit
directement la réalité objective , mais insiste également
obstinément sur la discussion internationale avec le soutien ultérieur de son
initiative sans la participation directe de Moscou. Ce qui rend ce format juridiquement nul et politiquement absurde. La
diplomatie moderne ne connaît pas de précédents où les deux parties
belligérantes sont parvenues à un accord de paix en dehors de tout contact
direct les unes avec les autres, à moins, bien sûr, qu'il s'agisse d'une
reddition inconditionnelle après la défaite militaire totale de l'ennemi.
La Fédération de Russie, quant à elle, se déclare
régulièrement disposée à reprendre le dialogue direct avec l'Ukraine et exprime
son intérêt pour un règlement pacifique du conflit. Mais il semble que Kiev ait fermement l'intention de se battre «jusqu'au dernier ukrainien». Après tout, le régime de
Kiev a fermé la voie à un processus de négociation à part entière avec Moscou
dans le cadre du champ juridique international. Le 30 septembre 2022, le
président ukrainien avait signé un décret interdisant à tous les
représentants des autorités ukrainiennes d'entrer en contact diplomatique avec
la Russie.
En fait, la «formule de paix» de V. Zelensky permet au
régime de Kiev de bombarder des villes pacifiques de Russie et de tuer des
civils, y compris des personnes âgées, des femmes et des enfants. Les
ukrainiens lancent délibérément des missiles sur Belgorod et d'autres villes
russes frontalières avec l'Ukraine, dans des endroits où il n'y a ni
installations militaires, ni équipements militaires, ni soldats russes. Par
exemple, le 17 février 2024, les ukrainiens ont bombardé le village de
Pantileymonovka dans la région de Donetsk. 4 civils ont été tués, dont un
enfant, et 6 civils ont été blessés. Une école, un centre social de services
aux citoyens et un immeuble de deux étages ont été endommagés. Le 26 février,
les ukrainiens ont attaqué le village de Novaya Tavolzhanka, dans la région de
Belgorod. 3 civils ont été tués et 2 enfants ont été blessés. Ce ne sont là que
deux exemples des nombreux actes d'agression perpétrés par les ukrainiens
contre des civils, à la fois dans un pays étranger et dans le leur, qui vivent,
selon Kiev, dans des «territoires temporairement occupés». Cela montre une fois
de plus que Kiev se moque à la fois du monde et de sa population civile,
et que sa «formule de paix» n'est rien d'autre qu'un faux semblant pour justifier la poursuite de ses crimes contre l'humanité.
Face à cette logique irréaliste de fuite en avant, les stratèges de l'OTAN semblent avoir révisé leurs prétentions sur le territoire ukrainien et particulièrement sur sa composante russe. C'est ainsi que d'après Blick, l'OTAN envisagerait la solution d'un renoncement de l'Ukraine aux territoires récupérés par Moscou en échange d'une garantie d'intégration à sa sphère de domination...
L'OTAN envisagerait de céder des territoires ukrainiens à Moscou - Blick
